Follement amoureux d'Anne Boleyn, le roi Henri VIII veut faire annuler son mariage avec Catherine d'Aragon ; son chancelier, le puissant cardinal Wolsey, s'y oppose, il tombe en disgrâce ; mais dans son ombre, le Roi a remarqué un jeune homme Thomas Cromwell qui, parti de rien, est devenu marchand, avocat, homme de confiance du cardinal. Conseiller du roi, il l'aide à fermer des abbayes, à devenir le chef d'une église anglicane, à épouser Anne puisqu'il n'a plus besoin du Pape et à mater les opposants. Le plus célèbre parmi eux étant Thomas More, auteur de L'Utopie, qui, après un long procès, est incarcéré et décapité. Ce gros roman historique, premier tome d'une trilogie annoncée, devrait être passionnant, car l'auteur, deux fois couronnée par le « Booker Prize », connaît parfaitement cette période si souvent exploitée par les romanciers. Mais son livre est une accumulation de petites histoires, de détails quotidiens, contés sur un rythme saccadé, qui noient les événements importants. La surabondance des personnages, qui apparaissent brusquement et disparaissent aussi vite, empêche qu'on s'attache à eux. Reste le souvenir d'un récit assez confus au style sans panache. (source : hebdodesnotes.com)