Toujours entre deux alcools, Alexis ne se sépare ni de son saxophone ni de sa 203 neuve. Après une nuit de cuite, Mary l'a lâché. Muni d'une vague adresse à Dinard, il se lance à sa poursuite. En route, il multiplie des contacts mi réels mi symboliques qui lui feront parcourir un chemin initiatique à la rencontre de lui-même, jusqu'à ce que la fée Marig lui donne la clé finale. Pour rencontrer Mary, c'est lui qui doit d'abord se transformer. Sous l'allure d'un conte léger, le propos est pénétrant. À chaque étape, le récit explore la vie intérieure du héros sous le regard de personnages masculins rébarbatifs ou de femmes charmeuses dont les prénoms tournent inlassablement autour de celui de l'être aimé. Sur des fonds lumineux, les traits sobres et fermes campent des personnages pleins d'expression, parfois seulement esquissés. Ils savent aussi bien faire pénétrer dans l'hallucination des épisodes cauchemardesques que dans la poésie des étapes rimbaldiennes. (source : hebdodesnotes.com)