Il y a plus d'un an, une étrange maladie a décimé la population adulte. Leurs cadavres pourrissent dans les recoins de Londres en proie aux pillages. Toute activité s'est arrêtée, les survivants errent, nourrissant leurs corps en décomposition de ce qu'ils trouvent à manger. Seuls épargnés, les enfants de moins de quatorze ans se sont organisés en bandes et barricadés dans des centres commerciaux pour échapper aux adultes devenus anthropophages. Arran et Budd réunissent leurs troupes lorsque Jester, un gamin inconnu, leur propose un havre de paix où ils trouveront tout ce dont ils ont besoin : Buckingham Palace, ses vastes salles et ses jardins abandonnés. Des enfants livrés à eux-mêmes dans un monde survivant à un quelconque cataclysme, la thématique n'est pas nouvelle, et bien sûr, ils reproduisent inévitablement les schémas adultes. Même si certaines figures ressortent et attirent la sympathie, le récit linéaire, dans une écriture atone, provoque d'emblée le rejet face à la complaisance manifeste dans les descriptions. Précises et abondantes, elles détaillent les monstruosités des faciès adultes, les combats où le sang et le pus giclent à foison, la ville réduite à une scène apocalyptique où l'humanité s'est réfugiée dans la solidarité des enfants, gâchant le plaisir d'une lecture décalée par rapport à son public. (source : hebdodesnotes.com)